N°82 – Juin 2011

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AU SOMMAIRE

  • Stop aux ragondins
  • Incontournables de l'été
  • Le coin de l'assurance
  • Les espèces invasives
  • Conseils de piégeurs

EDITO

Réguler les prédateurs par un piégeage raisonné : une nécessité écologique pour la biodiversité.

Tout est dit et pourtant la société continue de débattre.
Le fait que nous, piégeurs, soyons plus sensibles que d’autres qu’un tel débat peut faire peser sur notre activité est tout à fait rationnel. Pour autant le piégeage est-il une question de société comme une autre ?
Nous n’avons plus besoin de piéger pour nous nourrir. Le piégeage n’étant plus une activité vitale, peut-on alors prétendre que c’est un loisir ? Ne piège-t-on plus que par jeu ? Est-ce devenu une activité singulière ?
En réalité, le piégeage n’est ni un jeu, ni une activité de loisir C’est une activité de service public qu’il nous faut sans cesse rappeler et revendiquer. Il implique finalement l’exercice d’une violence, la mise à mort d’un animal sauvage, et c’est cela qui délégitime le piégeage aux yeux de la société.
Dans notre civilisation moderne où l’on oppose des règles de culture et de civilisation aux lois de la nature, l’exercice de la violence est proscrit pour permettre la vie sociale. La civilisation entend opposer dans la société des rapports de coopération aux rapports de prédation et de domination qui existent dans la nature.
La télévision rend compte du spectacle des guerres et autres actes de barbarie qui n’émeuvent plus. Par contre l’irruption dans le quotidien de la mort d’un animal, fût-il sauvage, n’est plus acceptée ou comprise.
En transcendant ses pulsions de prédation, de violence et de mort inscrites dans ses gènes d’humain, le piégeur reste un être de nature et de culture en s’imposant une éthique stricte et rigoureuse, une pratique raisonnée et codifiée qui permet d’évacuer la haine, le mépris, le rejet de l’autre.
Le piégeur pratique une activité, singulière pour certains non initiés, qui permet l’intersession entre culture et nature qui le situe dans la civilisation moderne, sans jamais être soumise à l’air du temps.

Lionel BLEUSE
Président de l’A.P.A. Des COTES D’ARMOR (22)

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