N°116 – Décembre 2019

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AU SOMMAIRE

  • Editorial
  • Infos diverses
  • Réflexions de l’UNAPAF
  • Nouvelles de l’UNAPAF
  • Compte rendu de la réunion annuelle Sylvatube
  • Petites annonces
  • Vison d’Europe
  • Claude piégeur du 34
  • Eclairage complémentaire
  • La maison du trappeur en Indre et Loire
  • Communication sur le piégeage
  • Photos de lecteurs
  • Contrôle des pièges à distance
  • Le goupil à l’affût
  • Jacky piégeur du 09
  • Le courrier des lecteurs
  • A l’écoute des associations
  • Echinococcose alvéolaire

EDITO

Une lueur d’espoir pour la petite faune et le piégeage.

Que se passe-t-il dans notre société actuelle ? Dans un monde où les réseaux sociaux  diffusent des informations  très orientées  et où 75% de la population vit en ville et essai de nous expliquer comment fonctionne la nature alors qu’ils sont incapables de différencier un hêtre d’un chêne, il est difficile de placer un mot dans le débat, car tout ce que fait l’homme pour exister est considéré comme mauvais. Pourtant sous nos latitudes chaque cm2 a été modelé par l’homme.

Bien sûr il y eu des excès, des erreurs, mais aussi des incidents climatiques, des maladies. Beaucoup ont oublié que la mort  crée la vie. Facile de créer un monde artificiel  avec des théories fumeuses disant que la nature s’équilibre toute seule et qu’il faut laisser faire. L’autorégulation nous est servie à toutes les sauces lors de réunions  et acceptée souvent sans aucune preuve scientifique. Le mensonge est partout,  on va en voir les premières limites avec le loup, notre prédateur supérieur très coûteux  (plus de 60M€ cette année) et dévastateur. Quand Charlemagne  a créé la louveterie en 813, le loup était déjà un problème, cela n’a pas changé et on va bientôt  avoir besoin de nos services; piégeurs et chasseurs pour les réguler. Les discours des khmers verts ne changent pas, ils confondent  régulation et extermination, chasse et braconnage. Curieusement la plupart des espèces chassées se portent plutôt bien parce qu’elles présentent un intérêt  pour quelqu’un et que des moyens sont mis en œuvre pour les étudier et des aménagements effectués.

La biodiversité a beaucoup souffert de l’évolution de l’agriculture. Arrachage des haies et vergers, parcelles énormes,  donc absence de couvert pour nos  gibiers. Comment voulez-vous qu’une perdrix échappe à un autour si elle doit faire 500m avant de trouver un abri, idem pour un lièvre ? Qu’est-ce qu’il reste aux abeilles  et autres pollinisateurs  pour se nourrir après la floraison du colza, et où iront nicher nos mésanges et autres  petits oiseaux. Aujourd’hui  les parcelles sont parfois  trop grandes et une adaptation de leur surface  serait mieux accordée au machinisme moderne. Les dernières discussions avec le monde agricole montrent qu’il a pris conscience du problème  et qu’il est prêt  à réaménager le territoire. Avec 3% de la surface agricole, on arriverait à retrouver une  biodiversité  intéressante. N’oubliez  pas que  ces haies présentent  d’autres intérêts, elles évitent des problèmes de désherbage  entre voisins, limitent l’érosion éolienne et par ruissellement, régulent les températures et abritent du vent.

Comme d’habitude  les moyens existent avec différents fonds, fondations,  etc.

Coordonner tout cela n’est pas simple et est lié au droit de propriété. La volonté existe alors espoir ?

Vous allez me dire pourquoi un tel discours ? Qu’a-t-il à voir avec le Piégeage ? L’absence de petit gibier c’est  la mort du piégeage et nous ne pourrons faire survivre notre activité et  nos connaissances en piégeant des fouines et des renards  en ville  ou les ragondins. Il est très important  que le savoir-faire  hérité des anciens piégeurs  nous survive,  car leurs connaissances  et leurs recettes issues de centaines  d’années d’observation sont une véritable culture.

 

Philippe GOETZMANN  

Président des piégeurs de Meurthe et Moselle (54)

 

 

 

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