PATRIMOINE SENSORIEL

Les coqs, les cloches et les cigales pourront continuer de chanter sans craindre d’être muselés. Jeudi 30 janvier, l’Assemblée nationale a voté en faveur d’une proposition de loi introduisant la notion de « patrimoine sensoriel » des campagnes dans le droit français. Fini les conflits de voisinage mettant en cause les odeurs de fumier, le tintement des cloches au cou des vaches, le chant matinal du coq, les cloches de l’église ou le grigri des cigales. Le texte, déposé par le député de Lozère UDI-Agir, Pierre Morel-À-L’Huissier, vise à diminuer le nombre de plaintes pour nuisances qui s’étaient multipliées ces derniers mois.
Des procès devenus le symbole de la lutte opposant urbains et ruraux. On se rappelle entre autre, le combat de la propriétaire du coq Maurice sur l’île d’Oléron dont les voisins, propriétaires d’une résidence secondaire, ne supportaient plus le chant matinal. Le tribunal avait finalement tranché en faveur du gallinacé, condamnant même les plaignants à payer 1 000 euros de dommages et intérêts, ainsi que les frais de justice de l’accusée. Le texte pris par l’Assemblée nationale permettra de limiter le nombre de conflits, il prévoit également un inventaire par terroirs des bruits et des odeurs qu’on veut protéger au nom du patrimoine sensoriel.

Une belle victoire, c’est une loi qui protège tout le milieu rural !

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