Début février, la Commission européenne a décidé de traduire la France devant la Cour de justice de l’UE parce qu’elle considère que la chasse traditionnelle de la palombe au filet ne respecte pas a priori la directive Oiseaux. Pratiquée dans cinq départements (Gers, Lot-et-Garonne, Gironde, Pyrénées-Atlantiques et les Landes) cette chasse aux filets verticaux et horizontaux n’a apparemment pas été suffisamment expliquée par l’Etat français à la Commission. Selon la Commission, « les informations fournies par la France lors de la procédure d’infraction n’ont pas permis de conclure que les conditions de dérogation à la directive étaient remplies en termes de sélectivité et d’absence de solutions alternatives ». La Commission considère que les efforts déployés par les autorités françaises ont été, à ce jour, insuffisants et saisit donc la Cour de justice de l’Union européenne à l’encontre de la France.
Comment peut-elle considérer que la chasse traditionnelle de la palombe, dont les populations continuent de se développer de façon exponentielle*, mettrait en cause l’état de conservation de l’espèce, classée « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » (ESOD) dans la moitié des départements français ? Pour la FNC, qui n’a pas eu accès au dossier, cette attaque totalement déconnectée de l’actualité révèle une fois de plus l’animosité hors norme de la Commission vis-à-vis de la chasse française.






