N°140 – Mars 2026
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AU SOMMAIRE
- Editorial
- Infos diverses
- Nouvelles de l’UNAPAF
- La pie bavarde ou la pie voleuse
- Le piégeage du raton laveur au Luxembourg
- Neutraliser les pièges en toute sécurité
- Pratique : la cage à sanglier
- Le goupil à l’affût
- Connaître le raton laveur
- Petites annonces
- Reconnaître l’ambroisie à feuille d’armoise
- Le sens des prédateurs
- Mémo de l’UNAPAF
- Observatoire Virus West Nile
- Connaître la leptospirose pour mieux s’en protéger
- Petites annonces
- A l’écoute des Associations
EDITO
Tout s’enchaîne…
Les chasseurs constatent une baisse régulière de leurs effectifs, malgré l’arrivée chaque année de nouveaux candidats formés au permis de chasser. Aujourd’hui, la pratique de la chasse est largement dominée par la gestion du sanglier. Une grande partie du temps y est consacrée, car il faut en prélever toujours davantage afin de limiter les dégâts. À cela s’ajoute la régulation des autres grands gibiers qui dégradent les forêts, ainsi que celle des corvidés qui ravagent les semis. Dans ces conditions, beaucoup de chasseurs n’ont plus vraiment le sentiment d’aller à la chasse : ils ont plutôt l’impression d’accomplir une mission. Les jeunes titulaires du permis ont-ils réellement envie de cela ?
D’autres pratiques cynégétiques subsistent néanmoins, comme la vénerie, la chasse des migrateurs ou celle du gibier d’eau, où l’on trouve encore des jeunes passionnés.
Pour l’ensemble de ces activités, le recours aux piégeurs reste limité. Il existe toutefois encore quelques chasseurs passionnés par le petit gibier.
Mais toutes ces évolutions expliquent pourquoi, lors de la préparation de nos dossiers de classement ESOD du Groupe 2, nous avons fourni peu de relevés de captures.
Comment attirer davantage de chasseurs et de piégeurs ? Il est indispensable de relancer la chasse du petit gibier. C’est un chantier de grande ampleur auquel la FNC s’est déjà attaquée.
Dans les associations de piégeurs, les effectifs diminuent également. Les adhérents vieillissent et disparaissent progressivement sans être remplacés par les nouveaux piégeurs formés. Ces dernières années, nous en formons moins, signe d’un intérêt qui semble s’éroder. Par ailleurs, certains stagiaires suivent la formation pour apprendre quelques notions et acquérir du matériel, puis disparaissent sans donner de nouvelles. Ils pratiquent ensuite le piégeage chez eux ou rendent service ponctuellement à un ami.
Nous perdons aussi des piégeurs découragés par les contraintes réglementaires et par la réduction du nombre d’espèces pouvant être piégées. Moins sollicités par les chasseurs, beaucoup se tournent désormais vers le monde agricole ou vers des particuliers confrontés aux problèmes causés par les ESOD. Aujourd’hui, certains de nos adhérents n’ont même jamais piégé sur un territoire de chasse : le piégeage en milieu urbain leur convient parfaitement. Le contact avec les personnes victimes de nuisances se passe généralement très bien, n’en déplaise à nos opposants.
Que faire pour maintenir nos effectifs ? Il est temps de relancer la dynamique, d’explorer toutes les pistes possibles. Des solutions existent, et l’UNAPAF s’emploiera à les mettre en œuvre.
Didier LEFEVRE
Président de l’Association des Piégeurs Mosellans
Président de l’Union Nationale des Associations de Piégeurs Agréés de France






