N°138 – Juin 2025

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AU SOMMAIRE

  • Editorial
  • Infos diverses
  • Petites annonces
  • Nouvelles de l’UNAPAF
  • Bilan de la saison de piégeage
  • Les rendez-vous sur les salons
  • Recours au Conseil d’Etat, le jugement est rendu
  • France : progression du raton laveur
  • Remembrement…Terreau fertile, ou pas ?
  • Opération ragondins et rat musqués
  • Le piégeage en ville… Toujours compliqué !
  • L’astuce de Pierre : support pour piège en X
  • Courrier des lecteurs
  • Photos de lecteurs
  • Le raton laveur dans l’Aisne
  • A l’écoute des Associations

EDITO

Touché, mais pas coulé !

Le 13 mai 2025, le Conseil d’Etat a rendu son jugement suite aux nombreuses attaques de nos opposants.

Ces derniers nous avaient promis un tsunami, la fin des ESOD…

En effet, ils s’étaient tous entendus pour attaquer en masse, ils contestaient tout le système de classement et l’intégralité de la liste nationale du Groupe 2. Nous avons perdu quelques espèces sur différents départements.

Le classement de la belette, vigoureusement attaqué est conservé. Pas de nouvelle au sujet du refus de classement du putois.  Par contre, la martre est déclassée pour l’ensemble des départements, car l’on manque de données fiables et actualisées de l’état de conservation de cette espèce… Quelques martres sont régulées en plaine, pas de régulation dans les 17 millions d’hectares de forêt française, là où vit l’essentiel des martres, une belle réserve !

Il est vrai que c’est de plus en plus difficile pour obtenir le classement d’une espèce et le conserver pendant 3 ans. On nous en demande toujours plus. Vus de Paris, ils sont complètement déconnectés de la ruralité, ils ne se doutent même pas des dégâts que ces espèces commettent. Quand on lit les différents commentaires, ils en sont restés au stade où « les chasseurs demandent ce classement, car ces espèces tuent les faisans et perdreaux qu’ils lâchent en masse pour leur plaisir ».

Alors qu’il en est tout autre, nos chiffres reposent sur des dégâts commis dans les villes et les villages, chez des particuliers, d’autres chiffres proviennent des éleveurs, des agriculteurs. Il n’est pas évident de quantifier les dégâts commis par ces ESOD. Et pourtant il y en a des quantités, nous sommes loin de tout recenser. On nous parle d’atteinte à la biodiversité, quand on régule ces espèces, mais laisser proliférer des prédateurs au détriment des autres espèces, n’est-ce pas une atteinte à la biodiversité ? Toute cette prédation sur la petite faune, les dégâts des corneilles noires, des pies bavardes sur les passereaux, même la LPO ferme les yeux ! Il n’est pas acceptable de perpétuer ce massacre inutile.

À nous de tirer les leçons de ce jugement. Chaque donnée non remontée est un élément de preuve qui manquera demain dans nos dossiers.

 

Didier LEFEVRE

Président de l’Association des Piégeurs Mosellans (57)

Président de l’UNAPAF

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